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André Gerin, 62 ans, est maire de Vénissieux et député de la 14ème circonscription du Rhône. Fidèle à ses engagements au parti communiste français qu’il rejoint en 1964, il ne porte pas moins, aujourd’hui, un regard attentif et parfois circonspect sur les orientations d’une direction nationale avec laquelle il exprime de plus en plus ses désaccords.
Quand l’OS chez Berliet devient député
Homme de contact et au contact des réalités, André Gerin s’est endurci au travail, ne comptant pas son temps comme le montre son agenda noirci de rendez-vous et de réunions. Très direct dans ses échanges, il cultive une belle assurance qui peut donner, parfois, une impression d’intransigeance. Pour autant, il sait cultiver une franche cordialité qui se traduit par une réelle difficulté à réfréner des fous rires communicatifs…
Il a 17 ans quand en 1963, après avoir passé un CAP de fraiseur, il débute comme OS chez Berliet qui, plus tard, deviendra Renault Véhicules Industriels (RVI). Dans cet univers de l’entreprise, il prend goût au travail et à la vie sociale, syndicale et politique. Simultanément, il suit des cours du soir pour développer sa formation professionnelle et devient dessinateur industriel.
Il se marie à 18 ans et sera père de deux enfants : Patrice et Céline. Cette même année 1964 le voit rejoindre le parti communiste français. Quatre ans plus tard, il s’installe aux Minguettes, le nouveau quartier de Vénissieux, où il réside toujours.
Son engagement et son militantisme lui donnent l’opportunité de devenir, en 1977, conseiller municipal communiste de Vénissieux. L’année suivante il est élu au Conseil régional où il siège jusqu’en 1986. Dans cette assemblée, il suit avec un intérêt particulier, les dossiers relatifs à la formation et à l’emploi. Ainsi, sera-t-il le promoteur du CERTA, Centre de recherche, formation et documentation sur la robotique, implanté aux Minguettes.
En octobre 1985, il devient maire de Vénissieux, succédant à Marcel Houël. Cette même année, il est élu conseiller général. Tant dans son engagement militant que dans ses fonctions électives, il reste très attaché aux questions du développement industriel et de l’emploi. Et il est, de par son parcours professionnel, très attentif au devenir de l’industrie française du poids lourd.
1993 est l’année de sa victoire aux législatives dans la 14ème circonscription du Rhône qui regroupe les communes industrielles de Vénissieux, Saint-Fons, Corbas, Feyzin et Solaize. A l’Assemblée Nationale, il siège, bien évidemment, au sein du groupe des députés communistes. Membre de la Commission des lois, il acquiert la conviction que les questions relatives à la Loi et à la Justice sont fondamentales pour la République.
Il est réélu député en 1997. Jusqu’en 2001, André Gerin est rapporteur pour avis du budget des services pénitentiaires et de la protection judiciaire de la jeunesse. A ce titre, il est l’initiateur d’un projet de loi sur la toxicomanie et sur le référendum d’initiative populaire. Par ailleurs, c’est au titre de membre de la Commission Canivet, qu’il participe, en septembre 1999, aux travaux qui permettent de dresser des pistes d’amélioration pour le contrôle extérieur des établissements pénitentiaires.
Il a également largement contribué au débat sur l’ensemble des questions liées à l’immigration et à l’intégration. Il participe aux tables rondes organisées par Jacques Chirac, avec onze de ses collègues maires, le mercredi 14 janvier 1998 et le jeudi 23 avril 1998, sur le thème de l’insécurité dans les villes.
A Vénissieux, avec l’appui de son équipe municipale, André Gerin impulse la création d’un office public de la tranquillité. En mai 2000, cette structure ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, assure la continuité du service public pour, en première urgence, l’accueil, l’aide et le soutien des victimes.
Premier magistrat de la troisième ville du Rhône, il s’attache à donner sa juste place à sa ville dans l’agglomération lyonnaise, en exigeant des dessertes efficaces des transports en commun, en créant de nouvelles zones d’activités, en dotant Vénissieux d’un centre-ville à l’échelle de l’important développement qu’elle a connu ces vingt dernières années.
Soucieux de réparer le traumatisme subi par les Minguettes, lors des étés 1981 et 1982, il impulse la réhabilitation de la ZUP et la réalisation des équipements prévus, lançant un concours international d’économie urbaine pour revitaliser le quartier Démocratie.
Le 10 mai 2001, il est élu cinquième vice-président, chargé de la sécurité et de la tranquillité publique, à la Communauté urbaine de Lyon. Et, en juin 2002, il entame son troisième mandat de député.
Militant de base du parti communiste français en 1964, il est élu en 1979 membre du Comité central du PCF. A la surprise générale, lors du congrès de Martigues en 2000, il se retire du Comité central, en raison de son désaccord avec les orientations du parti. Il devra attendre le congrès du Bourget – et ses nouveaux statuts- en mars 2006, pour être élu au Conseil national, en rejoignant une liste alternative.
André Gerin en 5 dates
19 janvier 1946
Naissance à Vienne (Isère)
1963
0S chez Berliet
1964
Adhère au parti communiste français
Octobre 1985
Maire de Vénissieux
28 mars 1993
Député de la 14ème circonscription du Rhône
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